GUJI

SHAKISO

MICROLOT

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MICROLOT 〰️

Producteur Plusieurs producteurs

Ferme Fermes-jardin

Région Guji, District Shakiso

Altitude 1900 - 2000 masl

Traitement Nature fermentation lactique

Espèces Arabica

Variété(s) Kumie Diga, Wilsho water

Récolte Décembre à Février

Bombe

Ce microlot provient de quelques producteurs installés autour de Sakiso, sur une petite zone qui ne dépasse pas 2,3 hectares. Longtemps rattachée à Yirgacheffe et chevauchant la région de Sidama, l'appellation « Guji » n'a vu le jour officiellement qu'en septembre 2002 — reconnaissance tardive d'un terroir qui, pourtant, méritait bien son identité propre tant ses profils aromatiques s'en distinguent.

Le café ici pousse dans des jardins, sur de toutes petites exploitations : la plupart des parcelles font entre 0,1 et 0,5 hectare, et dépassent rarement 1 hectare. Ce n'est pas une exception : le café de jardin représente une part considérable de la production éthiopienne. Dans ces jardins, les caféiers poussent librement, presque en verger — la taille y est rare — mêlés à d'autres cultures locales. Ces cultures intercalaires nourrissent les familles ou complètent leurs revenus, et l'on y prélève même parfois un peu de bois.

Les caféiers de cette zone poussent à l’abri de deux essences d’arbre essentiellement: le Cordia africana, l'un des arbres les plus emblématiques d'Éthiopie, indissociable de la caféiculture tant il offre un ombrage protecteur aux caféiers. Ensuite l'Ensete ventricosum, ce « faux bananier » spectaculaire, pilier de la sécurité alimentaire dans le sud du pays.

Une fois récoltées, les cerises sont apportées souvent à moto à la station de lavage de notre partenaire Tracon, une entreprise familiale dont la réputation dans le café de spécialité n'est plus à faire. Là, le café rejoint les bacs de fermentation expérimentale : depuis quelques années, Tracon a développé des co-fermentations avec ajout ciblé de levures et de bactéries.

Le café prêt part ensuite vers le dry mill de Tracon, également exportateur responsable de ce lot, pour y être trié et déparché. Équipé des toutes dernières technologies de tri, ce site — pas moins de 27 000 m² entièrement dédiés à l'usinage et à la préparation du café — garantit une qualité de préparation irréprochable.

La voie de traitement

Les producteurs de la région livrent leurs cerises fraîchement cueillies à moto. Celles trop mûres ou pas assez mûres sont triées manuellement et écartées avant traitement.

Ce lot a été traité dans les bacs de fermentation expérimentale — la station de Shakiso en compte 12.

Contrairement à ce qu'on pourrait penser, la fermentation lactique ne fait pas intervenir de levures, mais des bactéries lactiques (LAB, « lactic acid bacteria »), qui produisent de l'acide lactique au cours de la fermentation. Plutôt que d'agir seules, ces bactéries sont généralement associées à des levures en co-fermentation : un savant équilibre qui évite un milieu trop acide — l'action des bactéries lactiques faisant naturellement chuter le pH — tout en empêchant la prolifération d'autres bactéries indésirables. Les deux populations travaillent donc en synergie, se complétant plutôt que de se substituer l'une à l'autre.

La fermentation dans ce milieu dure de 36 à 48 heures.

Les cerises sèchent ensuite sur des lits africains surélevés pendant 15 à 21 jours, parfois davantage selon le taux d'humidité ambiant. Chaque lit est identifié par un code unique, garantissant une traçabilité complète pour chaque lot et chaque process.

Une fois le séchage terminé, les cerises sont à nouveau triées manuellement : on élimine celles mal séchées ainsi que les corps étrangers.

CUP PROFILE

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